Qui parle quand je dis je ?

 

Je n'ai vraiment aucune idée.
Je vous remercie pour votre aide !


Bonjour.

il s'agit donc d'un devoir sur la conscience, l'inconscient, le sujet; ainsi que sur le langage. Ce qui est en jeu ici, c'est de savoir si nous sommes mûs ou non par des forces étrangères à nous-mêmes, sans que nous le sachions. Et cela, dans ce qui paraît le plus propre à nous-mêmes : quand je dis quelque chose de moi-même ("j'ai faim", "j'ai mal"); ou bien quand je m'approprie une qualité, un caractère ("je suis lunatique"); ou bien quand je communique une opinion ("je pense que l'on ne devrait pas faire la guerre contre l'Irak"). Est-ce vraiment "moi" qui m'exprime dans tous ces cas ? Pour le savoir, il faut se demander si l'on peut se tromper concernant tous ces exemples, ou bien si j'en suis la seule origine.

En ce qui concerne les premiers exemples ("j'ai faim"...), cf. le cogito cartésien; j'analyse ce genre d'exemple dans la première partie de mon cours sur la conscience, ainsi que, plus modestement, ou "en résumé", dans mon cours d'introduction à l'idéalisme (qui compare le malin génie cartésien à la matrice de Matrix). Ca pourrait faire l'objet d'une première partie : et bien, c'est évidence : c'est bien entendu moi-même qui parle quand je dis "je" ! (le sens commun s'appuie ici sur une grande autorité : Descartes)

Pourtant, il semble (partie II) qu'il y ait des cas où l'on peut douter de cette évidence ! Combien de fois est-ce que je m'attribue à moi-même des qualités que je n'ai pas (ou que je ne suis pas !). Je peux être victime d'illusions sur moi-même, non ? Cf. la notion d'inconscient freudien. Ce n'est peut-être pas moi qui parle quand je dis "je" : c'est le "ça", l'inconscient, une force étrangère à moi-même. NB : à la place de la notion d'inconscient, on peut avoir la notion de passion. Mais attention, elle est peut-être encore plus technique, du moins philosophiquement, que la notion d'inconscient ! Cf. également dernier exemple : c'est la société qui me manipule, cf. médias... Je crois alors avoir des opinions personnelles, alors que ce ne seraient en fait que des préjugés, des opinions préconçues, non analysées, que la société me fait entrer dans la tête...

Il s'agit donc de savoir si je suis conscient de tout ce qui se passe en moi, même de ce qui paraît être le plus "personnel"; et si le moi est ou non une illusion : est-ce que j'existe en tant que "moi" ? Est-ce que je suis un "moi" ? Ici, outre la référence à l'inconscient, cf. la critique humienne du moi cartésien dans la deuxième partie du cours sur la conscience.


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