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La langue universelle est-elle réalisable ?

page créée le 01/01/2003

 

 

Résumé:

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- cours langage

 

Plan

Introduction

I- Langue et culture

A- Langue et langage (Saussure)

B- Le caractère conventionnel et culturel de la langue est un obstacle à l’existence langue universelle (la critique du cratylisme et de l’idéal d’une langue naturelle, première expression de la langue universelle)

C- Difficulté du cratylisme : la langue n’est pas naturelle (Saussure)

II- La langue universelle ne serait-elle pas plutôt à entendre comme l’ensemble des propriétés communes à toute langue? (Chomsky)

A-Le projet chomskyen d’une grammaire universelle

B- Difficultés de ce projet

Conclusion

Bibliographie et conseils de lecture supplémentaires

 


Introduction

La Bible nous raconte, à propos de l’origine des langues, un mythe : c’est le mythe bien connu de la tour de Babel. Dieu, pour punir les hommes qui n’arrêtent pas de se disputer entre eux, décida de diviser la langue qui, à l’origine, est la même pour tous, en de multiples langues. A partir de l’origine idéale, celle d’une langue universelle, qui est aussi, on le voit, l’idéal d’une humanité une et unie, on en est venu à une pluralité, semble-t-il irréductible, des langues. Chaque nation a dorénavant sa propre langue.

Mais la langue universelle n’a-t-elle jamais eu d’existence ailleurs que dans le récit biblique? Et peut-elle jamais être réalisée?

I- Langue et culture

 

A- Langue et langage (Saussure)

D’abord, on doit bien distinguer, afin de ne pas opérer de confusion néfaste au traitement de notre sujet, la "langue" et le "langage". En effet, comme nous le dit bien Saussure, le langage n’est que la faculté propre à tout homme en tant qu’homme, de pouvoir parler, et de faire usage de la langue.

La langue, quant à elle, est définie comme "un ensemble de conventions nécessaires adoptées par le corps social pour permettre l’usage de la faculté du langage chez les individus". Dans cette définition, deux éléments sont importants : en effet, nous pouvons remarquer que, contrairement au langage, ce qui fait la différence spécifique de la langue, c’est qu’elle est conventionnelle, et aussi, sociale. La langue est un système d’expression et de communication, propre à un groupe humain déterminé.

Par là, on devine déjà que ce qui caractérise la langue sera quelque chose de culturel. Ce sont les membres d’une communauté donnée qui attribuent à un signifiant (image vocale ou acoustique) un signifié (image mentale ou concept). Ainsi, si un anglais, pour référer à ma "soeur", utilise le signifiant "sister", en français, ce sera "soeur".

Ce qui définit donc la langue, c’est, au-delà de sa conventionnalité, et donc, de son caractère arbitraire, ainsi que son caractère culturel et social, sa particularité. Alors que le langage est une capacité propre à tout homme en tant qu’homme, et à toute société, aussi primitive soit-elle (tout le monde parle), la langue, si évidemment elle est aussi, en ce sens, présente partout, est plutôt à penser comme une différenciation, ou une particularisation, de la faculté universelle qu’est le langage.

 

B- Le caractère conventionnel et culturel de la langue est un obstacle à l’existence langue universelle (la critique du cratylisme et de l’idéal d’une langue naturelle, première expression de la langue universelle)

Il semble donc que la définition même du terme de "langue", nous invite à affirmer que la langue universelle s’avère être :

1) non seulement inexistante en fait, mais encore,

2) littéralement impossible à réaliser.

En effet,

1) Il est évident que la langue universelle n’a aucune existence de fait. Il semble que de tous temps les hommes ont existé en communautés séparées, et qu’ils n’ont pas utilisé les mêmes termes pour désigner les mêmes choses.

2) Mais surtout, le caractère culturel de la langue est ce qui semble faire obstacle à la réalisation d’un tel projet.

En effet, si la langue est liée à une culture particulière, il semble bien qu’il soit impossible qu’il puisse exister une même langue pour tous, au sens où elle serait alors commune à tout homme. Peut-on ou pourra-t-on jamais, parler un jour la même langue? -Il semble plutôt qu’il y ait des frontières à jamais infranchissables dans ce domaine.

Ainsi, la thèse de Saussure signifie que la langue n’est nullement une relation simple entre signifiant et signifié. Ou même, qu’elle n’est nullement assimilable à la relation naturelle entre le mot et la chose, contrairement à ce que soutenait Cratyle, dans le dialogue du même nom de PLATON. Ainsi, en 383a, Cratyle affirme-t-il que le nom n’est rien d’autre que la propriété naturelle de la chose. Ainsi, selon Cratyle, qui soutient une théorie naturaliste du langage, "il existe une dénomination naturelle pour chacun des êtres", "un nom n’est pas l’appellation que certains donnent à l’objet après accord, en le désignant par une parcelle de leur langage, mais, il existe naturellement, et pour les Grecs et pour les Barbares, une juste façon de dénommer qui est la même pour tous".

Si cette thèse est vraie, alors, la langue universelle est tout à fait réalisable. C’est ce que nous montre bien la dernière phrase de ce texte. C’est bien l’idéal d’une langue universelle, la même pour tous les hommes, au-delà des particularités culturelles, qui est ici reproduit. Cratyle ne dit pas, certes, que cette langue universelle, qui est ici synonyme de langue naturelle, existe effectivement. D’ailleurs, il apparaît que des choses, ou des êtres, sont mal nommés : on leur a donné des noms qui n’étaient pas conformes à leur nature, et ils sont faux. Ainsi Cratyle dit-il à Hermogène, tenant de la théorie conventionnaliste du langage, en 384a, que " Hermogène " n’est pas son vrai nom : en effet, le nom signifie "de la race d’Hermès", dieu du gain ; or, Hermogène a des ennuis d’argent.

Ce que veut dire Cratyle, c’est que la langue universelle est tout à fait possible : il suffit de modeler les noms sur les propriétés réelles et naturelles des choses. Alors, en effet, nous aurions un moyen d’entente facile : il suffirait de désigner chaque chose par le mot qui lui appartient en propre. En ce sens, on ne voit pas ce qui pourrait bien faire obstacle à la réalisation d’une langue universelle :

a) elle ne serait plus liée aux décisions propres particulières à chaque société ou culture, et ne serait donc pas emprunte de tout le sous-bassement propre à chaque culture;

b) et surtout, il serait possible que tout homme en tant qu’homme la pratique en toute objectivité : nous dirions alors les mêmes choses avec les mêmes mots.

 

C- Difficulté du cratylisme : la langue n’est pas naturelle (Saussure)

Mais on voit que si, chez Cratyle, la langue universelle est réalisable, en tant que langue naturelle, et retour à ce qu’il peut y avoir avant toute intervention des conventions humaines, c’est à la condition que la langue se réduise à la relation simple mot/chose. En ce sens, effectivement, il est tout à fait possible qu’il puisse y avoir une langue universelle, puisque parler la même langue se réduit à employer les mêmes mots, pour désigner les mêmes objets.

Or, revenons à la définition saussurienne de la langue : il y avait l’idée d’une correspondance (instituée par l’homme en société) entre un signifié et un signifiant. Nous allons voir que tout n’est pas aussi simple que ce que croyait Cratyle!

En effet, dans son Cours de linguistique générale, Saussure dit bien que le signifiant est l’empreinte psychique d’un son, et le signifié, est l’idée à laquelle renvoie cette image. Ie, le signifié, ce à quoi réfère le signifiant, n’est pas la "chose", mais le "concept". (De même, le signifiant n’est pas le mot). Le signe linguistique est donc, non le rapport d’un nom et d’une chose, mais le rapport interne entre deux éléments psychiques.

Si bien que le rêve cratyliste d’une langue naturelle semble s’envoler, puisque :

a) la langue n’est pas une nomenclature

b) et surtout, elle implique un découpage linguistique et/ou conceptuel de la réalité.

Ainsi devient-il irréalisable d’avoir une langue naturelle (puisque le rapport entre signifié et signifiant est complètement immotivé et arbitraire) ; et complètement utopiste de croire pouvoir avoir une même langue pour tous. La langue ne consiste pas seulement à parler : ie, ce qui suffit à dire que nous parlons français ou anglais, n’est nullement l’emploi de mots comme "soeur" ou "sister", mais c’est que nous découpons, et classons, la réalité tout autrement les uns des autres. Et aussi, que les mots sont irrémédiablement, de par leur origine sociale, chargés d’un sens qui n’est parfois pas assimilable par d’autres.

Par exemple :

1) dire le mot "vache" en France et en Inde : nous avons beau parler hindou, quand nous utilisons le mot hindou qui correspond à notre mot pour désigner ce que nous croyons être la même chose, nous ne parlons pas de la même chose ou plutôt, du même concept. Pour un hindou, c’est en effet quelque chose de sacré, etc. Or, cela, la "chose" ne nous le dit pas. Il ne se passe donc pas la même chose en nous que chez l’hindou, quand nous prononçons le même mot -même si la chose est la même.

2) Cf. aussi l’exemple de Levi Strauss, au début de la Pensée sauvage : chez les chinook, on dit "la méchanceté de l’homme tue la pauvreté de l’enfant". On ne peut pas dire que cette phrase chinook correspond à la phrase française "le méchant homme tue le pauvre enfant".

En effet la phrase chinook est liée à la façon qu’ont les indigènes de voir le monde. Le découpage linguistique du réel, différent du nôtre, est irréductible, car il est lié au sous-bassement culturel propre à cette tribu (qui, en l’occurence, multiplie les espèces, alors que nous, nous séparons individus, genres, espèces). On ne peut donc pas par définition traduire authentiquement une langue différente de la nôtre, puisqu’on ne peut sortir de notre schème conceptuel.

Et, si on ne peut sortir de notre schème culturel, de notre culture, aors, on voit mal comment la langue universelle pourrait bien être réalisable. Il semble que l’obstacle majeur à la langue universelle soit donc, tout simplement, la différence et particularité des cultures. La langue est profondément culturelle et sociale, et, comme nous le disions au début, particulière par définition. On ne peut sortir de cette particularité.

S’il n’existe pas de langue universelle, c’est donc parce qu’il n’existe pas une nature humaine unique ; mais cette dernière est toujours particularisée.

 

II- La langue universelle ne serait-elle pas plutôt à entendre comme l’ensemble des propriétés communes à toute langue? (Chomsky)

Mais peut-être après tout avons-nous vu ci-dessus pris l’expression de langue universelle au pied de la lettre, ou, en un sens trop fort.

En effet, peut-être avons-nous été trop naïfs devant cette expression de "langue universelle". Nous avons dit qu’elle signifiait une même langue pour tous les hommes -et la question était alors de savoir si les hommes sont capables d’avoir une même langue. A cela, nous avons répondu par la négative, et nous avons dit que toute langue est particulière par définition (au sens de particulière à chaque peuple). En effet, si nous voulons alors dire que la langue universelle soit réalisable, il faudrait que nous soyions tous d’une même culture, ce qui est, de facto, irréalisable -quand bien même nous le voudrions...

Mais pourquoi ne pas prendre l’expression de "langue universelle" comme signifiant ce qui est commun à toute langue? En ce sens, la question devient celle de savoir s’il existe des points communs entre les langues existantes, ie, une structure identique. Elle serait alors, en ce sens, la structure de l’esprit humain. Ce projet de découvrir la langue universelle, cette structure linguistique d’où seraient dérivées toutes les langues particulières, correspond-il à une réalité, ou est-il une illusion?

A - Le projet chomskyen d’une grammaire universelle

Il appartient à Chomsky d’avoir entrepris un tel projet : il estime, dans son oeuvre Le langage et la pensée, avoir découvert ce qu’il appelle des "universaux linguistiques", ie, des structures communes à toutes les langues et inhérentes à l’esprit humain. Du moins, si nous disons qu’il les a "découverts", il serait plus approprié de dire que selon lui, cette hypothèse est nécessaire pour comprendre l’apprentissage du langage chez l’enfant.

Prenons un des exemples de Chomsky lui-même : selon lui, le principe selon lequel les règles d’une grammaire particulière dépendent de la structure des phrases, est un principe qui fait partie de ce qu’il appelle la "grammaire universelle innée", ie, l’ensemble des principes vrais dans toutes les langues naturelles.

Comment en arrive-t-il à cette affirmation? En disant qu’on en a besoin pour expliquer le fait que les enfants sont capables d’apprendre une langue qui a une grammaire complexe en un laps de temps relativement court, et en se basant sur des données limitées. On ne peut en rendre compte par l’hypothèse des essais et erreurs, donc, il ne reste plus, selon Chomsky, que son hypothèse : tout se passe comme si nous étions prédisposés à apprendre une grammaire qui comporte ce genre de règles, et comme si cette connaissance était par conséquent déjà inscrite dans la structure de la faculté du langage.

Chomsky soutient donc la thèse selon laquelle il existe une grammaire universelle innée, qui serait le domaine de compétences spécifique à notre espèce, ou encore, notre capacité cognitive propre.

On voit donc ici que la langue universelle est, pour Chomsky, l’hypothèse la plus explicative de l’apprentissage de la langue. Elle en rend compte : c’est donc qu’elle doit exister. Il existe bien des points communs à toute langue, et même, une structure universelle de la langue (non, précisons-le, du langage), et donc, de l’esprit humain lui-même. Ceci est tout à fait contraire à la thèse que nous avons tout à l’heure défendue, puisque, en effet, nous avons dit que ce qui faisait irrémédiablement obstacle à la réalité de la langue universelle, c’était que l’homme est avant tout un être culturel, et qu’il ne pouvait par conséquent, jamais avoir la même structure conceptuelle (= penser les choses de la même façon). Ici, nous avons, avec Chomsky, la possibilité de la réalisation d’une langue universelle. En effet, nous avons l’idée de base structurelle ou grammaticale, qui serait une et la même pour tous.

 

B- Difficultés de ce projet

La thèse chomskyenne est donc bien séduisante. Mais, de nouveau, qu’est-ce qui nous garantit de son bien-fondé? Qu’est-ce qui nous assure que la langue universelle au sens chomskyen, n’est pas un mythe, ie, une illusion?

En effet,

a) d’abord, la thèse chomskyenne n’est qu’une hypothèse explicative, et a priori en quelque sorte : qu’est-ce qui nous permet par conséquent, de pouvoir être assurés de sa vérité, ie, de l’existence effective de sa grammaire universelle innée, ou d’un noyau commun à toutes les langues (qui nous laisse ainsi l’espoir de réaliser une véritable langue universelle)?

Si il est vrai qu’on constate de nombreux points communs entre les langues, en effet, comme par exemple : des phrases, des verbes, etc., qu’est-ce qui nous assure que ce n’est pas dû à d’autres causes possibles?

b) Pourquoi pas le hasard? Par exemple, le fait qu’il y a eu des échanges culturels ; ou encore,

c) pourquoi les langues ne dériveraient-elles pas historiquement d’une langue commune unique? (évidemment, ici, on postule alors que l’existence originaire d’une langue universelle n’a pas été qu’un mythe).

Ou d) pourquoi pas en rendre compte par une sélection naturelle?

De plus, ne pourrait-on pas objecter à Chomsky que rien ne nous assure qu’il ne tombe pas, dans ses recherches, sous le coup de l’illusion propre à tout observateur situé par définition dans une culture déterminée?

En effet, si notre thèse selon laquelle nous ne pouvons jamais sortir de notre propre schème conceptuel est vraie, alors, rien ne peut jamais nous permettre de vérifier le bien-fondé d’une telle thèse. Peut-être projette-t-il encore sur les autres langues, des caractéristiques propres à la sienne, ce qui l’empêche de comprendre les différences des autres langues. Peut-être même participe-t-il d’une entreprise radicalement occidentale, ou rationaliste, qui veut tout réduire à l’identique.

Enfin, son hypothèse étant a priori, nous n’avons de toute façon aucun moyen de la vérifier.

 

Conclusion

Le projet de réaliser une langue universelle nous a paru impossible en raison du fait que la langue est un découpage conceptuel de la réalité, ce qui fait que toute entente réelle est à jamais impossible. Mais il nous semble possible, toutefois, qu’il existe une langue universelle au sens d’une structure universelle de toutes les langues. Certes, nous venons de le voir, ce n’est qu’une possibilité parmi d’autres seulement, et qui pourra donc toujours avoir ses détracteurs. Mais, nous pouvons dès lors au moins émettre la possibilité que la langue universelle n’est pas un mythe. Si Chomsky a raison, en effet, alors, elle n’est pas un mythe, et l’obstacle culturel n’en est plus vraiment un. Toutefois, le seul véritable projet de langue universelle qui semble pouvoir aboutir, ou du moins être parfaitement concevable, est celui qui existe au sein des langues artificielles, puisque chaque signe employé est univoque et n’est que formel, et, de plus, elle existe de fait

 

Bibliographie et conseils de lecture supplémentaires

Chomsky, Le langage et la pensée ; Réflexions sur le langage, Champs Flammarion

Leibniz, L’harmonie des langues, Points Seuil Essais ; Nouveaux essais sur l’entendement humain, Garnier Flammarion, livre III, ii, 1 : il discute de l’argument de Locke, selon lequel, si les significations des mots étaient déterminées par une nécessité naturelle, alors, il ne devrait y avoir qu’une langue parmi les hommes. Pour Leibniz, il entre à la fois, dans l’origine des langues, "de la nature et du hasard". De même, les langues peuvent se former par le commerce entre différents peuples.Ce qui le mène à l’hypothèse d’une origine commune de toutes les nations, et à celle d’une langue adamique (pp.218-219 GF). Dans cette langue primitive, paraîtrait, si nous pouvions y avoir accès, les "raisons des connexions soit physiques, soit d’une institution arbitraire, sage et digne du premier auteur". Il prend ainsi de nombreux exemples d’appellation qui selon lui attestent "qu’il y a quelque chose de naturel dans l’origine des mots, qui marque un rapport entre les choses et les sons et mouvements des organes de la voix" ; mais, "par plusieurs accidents et changements, la plupart des mots sont extrêmement altérés et éloignés de leur prononciation et de leur signification originale". Les langues en général sont "les plus anciens monuments des peuples, avant l’écriture et les arts" et par conséquent, elles en marquent le mieux l’origine des "cognations et des migrations". Ib., v, 8 : référence à une "grammaire universelle" : "celui qui écrirait une grammaire universelle ferait bien de passer de l’essence des langues à leur existence et de comparer les grammaires de plusieurs langues". Cf. aussi sur ce point ix, 12. Leibniz évoque ici, également, un moyen de corriger cette "tour de Babel", en inventant une "langue savante" (qui est en un certain sens, une "langue universelle" -mais artificielle). Il la nomme caractéristique universelle.

Et bien sûr, mon cours sur le langage.

 

 

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