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Accueil > Cours > La philosophie politique de Locke
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La philosophie politique de Locke, dans TGC

page créée le16/06/2009

 

 

Résumé:

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Plan

Les différentes interprétations de sa philosophie politique

Le contexte historique

Conséquences

Plan

Vocabulaire

L'état de nature

Le droit à la résistance

Analyse des §§ 240-241

La propriété

 


 

Locke cherche à ne pas tomber dans les pièges du hobbisme, qui nie l'éthique naturelle; il estime que dans cette optique, le respect des contrats est impossible à fonder. Pour Locke, ce qui est bon n'est pas réductible à ce qui m'avantage.

Autre difficulté de Hobbes : la volonté du plus grand nombre fait loi; d'où : le pouvoir n'a pas de référent externe qui le limiterait. De plus, on ne peut décréter, physiquement, que nous aurons le même jugement qu'un autre.

Locke pense donc qu'il y a un système de lois antérieur à toute règle produite par une société civile. Nous avons été crées par Dieu.

Nous avons des devoirs et ils sont premiers :

- se préserver;

- faire fonctionner notre raison (être des êtres industrieux et rationnels);

- procéder à cette détermination des devoirs par notre propre activité;

-être sincère, suivre ses propres convictions.

Les droits sont seconds.

Nous sommes par nature soumis à un ordre moral. Ce qui pose problème, c'est l'application de ces normes. Nous sommes en désaccord sur la traduction concrète de ces normes et c'est pour cela que nous avons besoin d'un pouvoir politique, pour pallier à cette partialité. Le jugement de la communauté est impartial.

Le pouvoir est un instrument qui sert à ce que des normes qu'il ne fait pas soient mieux accomplies. Il me guérit de ma partialité. Il a pour fin l'accomplissement de nos devoirs. La société civile est un pouvoir mis sous la surveillance des citoyens. Les individus sont les mêmes qu'avant (rationnels)

Sans bagage théologique : on peut limiter la compétence politique par une théorie morale.

Mais comment échapper au relativisme (aux préférences de la société démocratique du monde moderne)?

Les différentes interprétations de la philosophie politique de Hobbes

Contrairement à Hobbes, pas d’unité et de cohérence : il soutient des thèses contradictoires. Mais c’est que sa pensée politique a évolué. Notamment, il a manifesté un souhait d’ordre qui paraît inconciliable avec l’appel au peuple.

Ces difficultés ont entraîné des interprétations différentes :

1) Les whig et l’œuvre de Locke (s’opposent aux tories) :

En 1689-90, Guillaume d’Orange est au pouvoir (il remplace les Stuart). On lui conteste ce pouvoir, car le parlement a fait appel à un souverain étranger. Locke a été très peu défendu de son texte, car ses théories s’opposent à la modération des whig.

2) le rationalisme de Locke :

Reprise d’une doctrine de Hooker, et même thomiste : la raison est en l’homme le verbe de Dieu ; le gouvernement est la forme positive de cette rationalité interne à la nature humaine et à toute nature. L’insistance sur l’exécutif, la volonté, la place de la sanction, rend ce rationalisme étonnant. D’ailleurs, ses thèses sont souvent moins rationalistes qu’il ne le dit

3) Locke et Hobbes :

Chez Hobbes, on a une dimension individualiste, utilitariste, de l’Etat : on recompose l’Etat à partir de l’intérêt individuel. Chez Locke, pas la même genèse ; cf. fait que chez Hobbes, on ne trouve pas la même distinction droit/ loi. Chez Locke, la loi est première et antérieure au droit. La raison naît chez Hobbes du désir, alors que chez Locke, elle le contredit.

4) Léo Strauss, Droit naturel et histoire :

Il transpose la thèse du secret sur le texte de Locke. Locke serait un défenseur de Hobbes, mais qui masque mieux l’historicisme, l’utilité, les valeurs du marché, contre les vertus antiques

5) Mac Pherson (marxiste)

La position de Locke est celle de la défense de l’individualisme possessif. L’Etat serait le défenseur de la propriété individuelle.

Le tort de cette interprétation, qui place l’individualité au principe de la pensée de Locke, est que, certes, Locke est individualiste, mais ce n’est pas pour défendre le plaisir ou l’utilité mais parce que, à son sens, l’individu est le seul lieu où peut s’exprimer la raison. Contre le patriarcalisme, il prétend que le souverain n’est pas le détenteur de la raison (il ne peut être, en effet, celui qui fonde artificiellement la raison, puisque la raison est antérieure à lui : c’est celle de Dieu).

Locke soutient donc une sorte de stoïcisme, assaisonné d’agnosticisme : il est en effet impossible de connaître avec certitude l’ordre de la nature. La seule solution est de se référer à l’individu et à son usage de la raison. C’est donc certes un individualisme mais un individualisme rationaliste (puisque en tout individu se trouve la loi naturelle, juge de la loi positive).

Cf. le centre du second traité : question de savoir qui est juge ; réponse : l’individu, en dernière analyse, car la raison est seulement en lui. Au niveau politique, il faut une institution de la raison. Il faut s’assurer que le pouvoir ne prive pas l’individu du jugement ultime.

 

Le contexte historique

Cette théorie permet de situer Locke en son temps : Locke est un «dissenter » : ie, en faveur de ces mouvements multiples qui basent la religion sur une relation individuelle avec Dieu, et qui pensent la religion sur un mode contractuel (j’appartiens à l’Eglise qui me plaît). Il n’est pas vraiment un «latitudinaire» (désigne ceux qui ont les «idées larges »). Le dissent s’oppose aux Eglises et part de l’individu, alors que le latitudinaire admet la tolérance pour mieux intégrer l’individu dans l’Eglise traditionnelle..

Locke refuse la monarchie de droit divin pour des raisons religieuses. J’ai à juger moi-même de ce qui me convient spirituellement.

Seule la communauté, qui incarne la volonté générale, permet la maîtrise de l’économique, car l’ignorance de l’essence humaine empêche que l’individu seul puisse énoncer la raison dont il est pourtant le lieu. L’individu est le lieu de la raison mais il n’a pas une lucidité suffisante pour pouvoir énoncer de façon pertinente l’intérêt général.

Le premier traité critique Filmer, selon lequel le pouvoir vient au roi dans la mesure où il est le descendant du père patriarche initial. Locke va raisonner en termes de droit : il part du fait que l’homme est libre par nature.

Locke défend les droits du parlement contre les prérogatives des Stuart (pour lesquels seul le roi a le pouvoir) et s’implique dans les luttes de Shaftesbury. Les Stuart, en lien avec Louis XIV et Rome, tentent d’imposer un retour au catholicisme en Angleterre. Le fils du roi Charles, Jacques, duc de York, est soupçonné de catholicisme et le parlement protestant voudrait l’exclure de la succession. Locke, émigré en Hollande à la suite de l’expulsion de Shaftesbury, organise la rébellion de l’extérieur. Il aurait participé à deux complots (1638 et 87) qui avaient pour but de reprendre le pouvoir protestant et de chasser le pouvoir en place. Ce qui permet de voir sous un autre jour le traité est un composite de tous ces éléments.

 

Conséquences :

1) son but fondamental est la défense du droit de révolte contre un régime qui déchoit de son autorité, qui dépossède les citoyens de leur liberté et que seule la révolte populaire peut chasser

Comment établir ce droit ? Pas par un rationalisme a priori ; ce serait se soumettre aux critiques des thèses contractualistes qui se sont développées depuis Grotius et Hobbes. Cf. l’impossibilité qu’un peuple se soit réuni pour passer un contrat. Il faut qu’on ait eu avant l’idée de justice et ce n’est pas une convention qui peut la fonder.

Locke reprend la terminologie des radicaux (« diggers » : ceux qui creusent) ; l’abus du prince nous délivre de nos liens ; l’abus de pouvoir est un retour à l’état de nature. Cf. §§ 151, 155, 212, 226, 232

2) pour ce faire il se situe dans la lignée des théoriciens du droit naturel

Cf. disciples de Suarez, Grotius, Pufendorf. Pour Grotius il y a un contrat qui a été passé, à l’origine de la société ; pour Pufendorf, il y a déjà un peuple antérieurement au contrat, mais ce peuple a besoin d’une société civile (l’Etat) pour faire passer à l’effectivité cette existence du peuple. Le contrat permet la survie du peuple qui préexiste. Pour Locke, l’inconvénient est que l’individu perd sa liberté dans le peuple d’abord, dans le contrat ensuite.

La solution consiste à affirmer que le peuple existe, non pas contre la liberté de l’individu, mais par elle. Il y a accord sur les fins avant même la vie sociale. L’homme est déjà orienté par sa raison vers certaines fins. Et le peuple est la communauté de ceux qui ont cette fin commune. Je me réalise en consentant au peuple.

Ce n’est que dans un second temps que le peuple, d’accord sur les fins, hésite sur les moyens dans telle situation et confie un trust (mandat) à une tête qui fera exister le corps. Ce n’est pas un contrat mais un mandat. Le contrat se retrouve chez Locke dans le mariage, ie, à l’Eglise et non dans la vie politique.

3) privilège du législatif sur l’exécutif

Cf. raison à l’origine… Cf. §§ 168, 212, 215

 

Plan en trois parties

I- Problème : la dissolution de fait du politique (15 à 19)

- conquête par un peuple étranger (cf. Rome : pouvoir catholique conquiert un souverain protestant)
- usurpation (un souverain qui n’en a pas le droit l’exerce)
- tyrannie
- dissolution du politique (rébellion)

C’est pour résoudre ce problème, qu’il revient à l’origine et à la fin.

II- Nature du pouvoir

- sa fin (9)
- Le législatif (11)
- Les trois pouvoirs (12)
- Comment sont-ils soumis au législatif (13-14)

III- Pour comprendre ce qu’est le pouvoir politique il faut revenir aux origines et considérer dans quel état sont naturellement les hommes (expérience de pensée)

- état de nature (2)
- état de guerre (3)
- propriété (5)
- autres formes de société (6 à 8)

 

Vocabulaire

1) le peuple, la société politique, la communauté, le commonwealth : ce ne sont pas des synonymes

a) société : désigne le lien social plutôt qu’un état effectif ; ce qui fait groupe ; la société politique désigne en général un statut effectif organisé effectivement par des lois

b) le peuple : désigne une entité effective ; désigne-t-il quelque chose d’inorganisé (sans tête) ou quelque chose d’organisé qui s’organise par la majorité ?

c) communauté : plus organisée et consciente d’elle même, et peut même parfois être le résultat d’une certaine forme juridique, même si elle n’a pas de règles en elle-même

d) commonwealth : chose publique, République ; quelque chose qui est positivement déterminé ; le terme d’Etat est trop moderne, et le terme de Cité trop ancien ; institué : synonyme de société politique

2) Acte fédérateur : consent, assent, contract, compact, trust

a) consent : constitue la société, le peuple, la communauté ; acte mental lié au jugement ; peut être implicite


b) assent : acte de jugement résultant de la croyance qui se distingue de la connaissance, fruit de l’évidence ; lieu de probabilité et de jugement ; il s’agit de juger dans un cas de probabilité ; on donne assentiment ensemble

c) contract : présence effective et concrète des gens ; acte qui suppose une réunion effective du peuple ; il faut que le peuple existe en tant que tel pour que le contrat existe ; auto-référentialité que Locke écarte par le terme de consentement ; comment peut-il alors exister alors qu’il fonde les conditions du contrat ?

d) compact : alliance (nouvelle/ ancienne) ou testament ; la dimension religieuse que les puritains donnent à l’intégration sociale ; ensemble loi divine/ naturelle ; dans le consentement je ne confère au gouvernement que mes intérêts matériels, pas spirituels

Tous ces termes désignent le premier moment ; le second est le trust : on donne un mandat à un gouvernement. Forme juridique anglaise (trustor : celui qui confie un mandat pour la défense de ses intérêts, le trustee n’y est pas lié) Le mandataire est lié au mandateur pour faire quelque chose de précis.

Qui confie le trust au gouvernement ? A qui revient le mandat quand le gouvernement est dissous ? La finalité qui fonde le trust est la défense de la propriété. Elle est d’abord naturelle. Elle appartient comme usufruit à l’individu. C’est une concession de Dieu. Je ne veux pas détruire le fond de ma vie et de ma liberté, je les possède, mais comme usufruit. Ne peuvent être aliénées par moi. Les possessions ne sont pas le résultat d’un acte notarié mais du travail. Je fais mien quelque chose en la cueillant.

Dissolution de la société/du gouvernement

a) invasion d’une force étrangère : alors, l’union du corps politique cesse et alors, chacun se retrouve à l’état de nature et recouvre donc sa liberté originelle (211).


b) (212) dissolution du gouvernement : quand pouvoir législatif est altéré ; quand ceux qui ont été revêtus d’autorité abusent de leur pouvoir (cf.214 : le pouvoir législatif est changé quand le prince met sa volonté à la place des lois ; 215 : quand l’assemblée législative n’agit pas librement car alors, l’autorité législative est détruite, et le gouvernement aussi).


c) quand le pouvoir législatif, ou le prince, agit d’une manière contraire à la confiance qu’on avait mise ne lui, et au pouvoir qu’on lui avait commis (221). Cf. quand ils en ont après les biens des sujets...

Droit d’appeler au Ciel

- droit qui appartient au peuple ;

- “s’il s’agit de choses assez importantes” (168) ;

- et quand il n’y a pas de juge sur terre.

En vertu d’une loi qui précède toutes les lois positives des hommes, et qui est prédominante, le peuple s’est réservé le droit qui appartient généralement à tous les hommes, quand il n’y a point d’appel sur terre ; savoir, le droit d’examiner s’il a juste sujet d’appeler au Ciel. On ne peut, même légitimement, renoncer à un droit si essentiel parce que personne ne peut se soumettre à un autre, jusqu’à lui donner la liberté de le détruire et de le rendre malheureux. Dieu et la nature ne permettent jamais, à qui que ce soit, de s’abandonner tellement lui-même, que de négliger sa propre conservation ; comme nous ne sommes point en droit de nous ôter la vie, nous ne sommes pas en droit, par conséquent, de donner à d’autres le pouvoir de nous l’ôter...”.


- (222)”droit de recourir à ce commun refuge que Dieu a destiné pour tous les hommes, contre la force et la violence”

 

Etat de guerre

- quand on use de la force sans autorité (155). Les princes se mettent dans état de guerre avec peuple quand ils en veulent aux choses qui lui appartiennent, ou veulent le réduire en esclavage (222).


- (227) Le prince introduit l’état de guerre quand il détruit l’arbitrage auquel chacun avait consenti afin que tous les différends pussent être terminés à l’amiable.


- (235) rend les parties égales entre elles et abolit et casse toutes les relations précédentes.

Peuple

- société de créatures raisonnables, qui composent un corps pour leur mutuel avantage, et qui ont des conducteurs pour être attentifs à leur procurer leur plus grand bien (163). Est différent d’une multitude sans ordre et sans liaison (219).


- (223) Le peuple est peu enclin à abandonner ses anciennes constitutions. Cf.229

 

Le pouvoir

est encore, chez Locke, un terme désignant une capacité plutôt que quelque chose d’institué.

Les grandes thèses :

a) L’individu est la limite du pouvoir parce qu’il est juge ; dans la seule mesure où son jugement est l’expression de la raison divine. La limite ultime du pouvoir est finalement l’expression de la loi divine/ naturelle. Une loi positive qui contreviendrait à la loi divine outrepasserait son pouvoir.

b) La réalité du jeu politique suppose que l’individu se démette de son pouvoir politique (de juger) ; le conserve-t-il en dernière instance ? Il y a une continuité nature/ artifice (loi de nature et loi civile) ; comment concevoir que le pouvoir de juger n’est pas totalement remis ?

La question qui juge est importante car tout repose sur la nature de l’homme. Le jugement de Dieu revient constamment.

Pour Locke, trois thèses sont inséparables et irréconciliables :

- il faut limiter le pouvoir politique et seule une communauté ou société civile hégélienne peut juger le pouvoir politique au nom de valeurs préexistantes

- le jugement individuel est seul lieu d’expression de la loi de nature ; donc, l’individu est seul juge de toute forme de pouvoir

- pour qu’une communauté énonce un jugement au nom des individus, il doit mettre en place des structures procédurales qui dépossèdent les citoyens de leur jugement individuel

 

Pouvoir souverain

- appartient au peuple, car le pouvoir souverain ayant été remis par le peuple, ce pouvoir réside toujours en nous.


- Cela signifie qu’il se réserve le droit d’abolir le gouvernement et de changer sa forme ; Mais si le peuple conserve toujours le pouvoir souverain, il ne l’exerce pas toujours : c’est seulement quand la confiance qu’il avait mise dans son gouvernant que l’autorité remise par lui lui revient (par.149).


- Les hommes sont en droit de l’exercer quand il leur plaît, “à moins que...” (153).

 

Pouvoir législatif

- il est suprême; confié afin que ceux qui l’administrent agissent pour certaines fins (il est donc limité) (149). Il représente donc le pouvoir du peuple (154), et en dépend entièrement (157).


- En 150, ce pouvoir est dit souverain ; mais c’est par rapport aux autres pouvoirs, qui en sont dérivés (s’il est suprême, c’est par rapport à eux).

- Fonction : faire des lois pour toutes les parties et membres de la société, de prescrire des règlements pour leurs actions, et de donner le pouvoir de punir exemplairement ceux qui les auraient enfreint.
Il n’est pas nécessaire qu’il soit toujours sur pied (153). En conséquence,il faut que l’autorité législative réside dans une assemblée et dans plusieurs personnes.

- La constitution de l’autorité législative est l’acte originaire et suprême de la société politique, il a précédé toutes les lois positives qui ont été faites (157). Premier et fondamental acte de la société (212), par lequel on a pourvu à la continuation de tous ses membres sous la direction de certaines personnes

- La puissance législative est l’âme du corps politique (212)

 

Pouvoir exécutif

pouvoir de convoquer l’assemblée (154). La raison de ceci, c’est que (156) “l’incertitude et le changement ordinaire des affaires humaines empêchent qu’on ait pu prescrire d’une manière utile le temps des assemblées qui exercent le pouvoir législatif”.
Pouvoir de dissoudre et de convoquer les conventions du pouvoir législatif.

 

Prérogative

pouvoir d’agir avec discrétion pour le bien public... (160), de “procurer le bien public, sans règlements et sans lois (167).

Pouvoir qui a été remis entre les mains du prince, afin qu’il pourvût au bien public dans des cas qui dépendent des conjonctures et circonstances imprévues et incertaines ; des lois fixes et inviolables ne sauraient servir de règle.

Mais s’il a ce droit, il ne dure que tant que le pouvoir législatif n’est pas assemblé et ne peut donc y pourvoir lui-même.

Elle est juste, en tant qu’elle est établie pour le bien du peuple et pour affermir le gouvernement sur des fondements véritables (158) (161). C’est le bien de la société qui demande donc qu’on laisse quantité de choses à la discrétion de celui qui a le pouvoir exécutif (159). Cf. “selon que le bien public et l’avantage de la société le demandera”.
“Les loi mêmes doivent, en certains cas, céder au pouvoir exécutif, ou plutôt à la loi fondamentale de la nature et du gouvernement, qui est, autant qu’il est possible, que tous les membres de la société doivent être conservés”.
Exemple : “abattre la maison d’un homme de bien pour arrêter les ravages d’un incendie”.
Ou encore, la grâce.

Les raisons :
a) le pouvoir législatif n’est pas toujours sur pied;
b) l’assemblée de ce pouvoir est trop lente ;
c) il est impossible de tout prévoir et même de faire des lois qui ne soient point capables de causer du préjudice dans certaines circonstances.

Problème : a) ce pouvoir est indéfini et b) les princes tendent à en faire un usage particulier. Si bien que le peuple doit la déterminer et la borner par des lois positives (162, 163).

Ce pouvoir ne peut donc être fondé que sur la permission (164) de faire des choses de leur propre et libre choix.

 

Rebellion

(226) : action par laquelle on s’oppose, non aux personnes, mais à l’autorité qui est fondée uniquement sur les constitutions et les lois du gouvernement. Le rebelle est donc celui qui, par force, renverse l’autorité législative.

(233) Toute résistance n’est pas rebellion

 

Usurpation
ce qui est nuisible et contraire au bien public.
   
   
   
   

 


 

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