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Accueil > Méthode > Copie d'élèves >Bonne copie : "Nous ne connaissons des choses que ce que nous connaissons nous-mêmes"
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Bonne copie d'élève : "Nous ne connaissons des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes"(TL)

page créée le 16/12/2007

 

 

Note obtenue : 13.5/20

Commentaire général : C’est très savant. Mais je dirais aussi, hélas, TROP savant ! Tu as trop exposé ce que tu savais, et pas assez questionné. Au bout du compte, tu oublies un peu le sujet (relis-toi : n’oublies-tu pas d’y répondre de façon précise ?). Il n’y a pas d’évolution véritable : le plan est trop répétitif. Je pense que ce problème vient à la fois du « trop » de connaissances, que tu voulais à tout prix « caser », et du manque d’analyse de la formule du sujet. Tu as ainsi oublié et la problématique, et l’enjeu (notamment, tu aurais dû te demander : qu’est-ce qui se passe, si on répond oui à la question ? est-ce que ça veut dire que la connaissance n’est jamais « objective », et donc, que l’homme est incapable de connaître ? etc. ). Peut mieux faire ! Ne te laisse pas emporter par tes connaissances !

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Introduction

Notre époque a vu s’effondrer toutes ses certitudes. A l’enseignement religieux, guide moral pendant plusieurs siècles, à l’optimisme marxiste et ses promesses rédemptrices, à la foi dans le progrès industriel qui affranchirait l’homme de sa misère, notre temps a substitué le doute. En cette « ère des soupçons » toute idéologie en vaut une autre, aucune église ne peut se prétendre supérieure à ses rivales, et les différentes écoles dites des « sciences humaines » débitent leurs travaux en un défilé cacophonique de théories qui se contredisent les unes les autres sans convaincre personne. Toute pensée philosophique n’est plus qu’un courant intellectuel à la mode qui, à peine a-t-elle fait son entrée sur l’agora, que l’on attend déjà son successeur avec la lassitude des vieux qui en ont vues d’autres (attention au style : relis-toi). Si donc (lien logique avec ce qui précède ? pourquoi parler de ça comme si ça découlait de ce qui précède ? –en plus, tu n’en parleras plus par la suite…) toute vérité de ce qui était autrefois l’indubitable raison a sa genèse dans une irrationnelle volonté de puissance ou dans un désir sexuel refoulé également irrationnel, on peut comprendre la tentation de tourner le dos à la philosophie et de lui préférer la connaissance plus modeste des physiciens et des ingénieurs (pourquoi cette critique de l’élaboration des connaissances ne vaudrait-elle que de la philo ? –tu aurais pu exploiter cette thèse par la suite, si tu avais dégagé un enjeu : ainsi, tu aurais pu montrer que l’on peut critiquer toute connaissance, en tant qu’elle est issue de quelque chose de subjectif… Vraiment, ça fait mauvais effet d’aborder une thèse, surtout si importante, dans l’intro, et de ne pas y revenir). Déjà Locke et Hume s’en prenaient à toute prétention métaphysique : nous ne pouvons tenir un discours sensé et solide que sur les choses empiriques. En conséquence tenons-nous en à ce que nous pouvons connaître et taisons le reste (on ne te suit pas : pourquoi parles-tu de métaphysique ? le sujet porte sur la connaissance en général ! analyse d’abord la formule/ l’énoncé du sujet –ce que tu savais bien faire jusqu’alors !). Toutefois la connaissance même des objet les plus ordinaires résiste-t-elle à l’analyse critique ? (bonne question ; enfin, tu en viens au sujet !) L’objet de la connaissance, que ce soit la connaissance du common sense empiriste ou celle plus sophistiquée de la science moderne, n’est pas indépendant du sujet connaissant (mais c’est une question, un problème, même : ici, tu affirmes déjà ce qu’il aurait fallu questionner). Au contraire nous soupçonnons avec Kant que « nous ne connaissons des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes ». (il fallait donc commencer par là) Il convient alors de se poser trois questions : en quoi la thèse de Locke sur la connaissance n’est-elle pas tenable ? Si nous ne connaissons de la chose que ce qui vient de nous-mêmes, que mettons-nous alors dans celle-ci pour en faire l’objet d’une connaissance ? Finalement quant est-il alors de l’objet de connaissance scientifique ? (questions pertinentes ; mais attention, ça fait quand même trop « histoire de la philo » ; en plus, on ne sait pas en quoi consiste la thèse de Locke, et donc, pourquoi tu en parles ! Est-ce parce que ce qu’il dit rejoint le sens commun ?)

Commentaire général sur l'introduction :
- tu ne vas pas droit au but (cf. toute la moitié de ton intro) ; on ne sait pas pourquoi, au bout du compte, tu parles de métaphysique, avant d’en venir à la formule que tu devais analyser; d’ailleurs, tu vois bien que le sujet ne porte pas sur la métaphysique, puisque tu n’y reviens pas dans ton devoir (tu aurais par contrer pu en parler en disant que tout projet métaphysique croit qu’il est possible de connaître le monde tel qu’il est)
- je te conseille donc d’être plus « modeste » : c’est-à-dire, de commencer directement par l’analyse du sujet

 


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